Histoire
L’École des Otages

L’École des Otages

Sont des établissements scolaires créés par le colonisateurs français implantée en Afrique afin de créer une élite africaine éduquer à l’occidentale servant d’interfaces (interprètes, dirigeants) à la population locale au profits unique et unilatérale du colons.

La langue, les us et coutumes étant une barrière à l’ingérence de l’ennemi sur le territoire africain, ces écoles seront une stratégie redoutable, subversive et sournoise pour pénétrer l’âme de l’africain, rentrer aux commandes de toute sa psyché et piloter à distance (de manière automatisée) le pillage et le transfert des ressources.

L’école des otages changera de nom plusieurs fois durant cette colonisation mais le « modus operandi » sera identique. La première « école des otages » a été créée à Saint-Louis au Sénégal par le gouverneur Faidherbe en 1855.

Contexte

Nous rentrons dans une période de colonisation dite « expansion coloniale européenne » de 1880 à 1913 influencé par des théories raciales largement diffusé par les philosophes des lumières (de l’ombre) au début du XVIIIe siècle et repris plus tard par des pseudos scientifiques telles que Joseph Ernest Renan, Arthur de Gobineau et bien d’autres philosophes européens dans la moitié du XIXe siècle.

L’objectif de la colonisation est souvent décrit dans les médias (et les écoles) comme un besoin insatiable de l’européen d’exploiter les ressources du continent africain afin de sortir l’humanité de l’obscurité, de sa décadence, marchant vers la révolution industrielle, la modernité, le confort de L’Homme (arguant que les quelques violences européennes constatées étant des cas isolées ; « mais bien sûr ! »). L’africain sauvage et corrompu de nature, ne sachant pas les exploiter car ne disposant pas de la technologie (son intellect étant trop faible par nature pour pouvoir la produire) l’européen intervient donc comme le sauveur ! La colonisation devient donc légitime !

Au-delà de l’aspect économique, il y a le mensonge de « la population grandissante en Europe qui augmente de façon importante » et dont le besoin des explorateurs est de découvrir de nouvelles terres.

Peut-être tenterons-nous de l’expliquer dans un autre article. Mais revenons à notre sujet.

Mais comment pénétrer le coeur de l’Afrique ?

Les faits :

Il faut pénétrer le coeur de l’Afrique en partant de la côte (ville de Saint-Louis), il faut les observer, les comprendre et être compris et pouvoir coopérer (les asservir), rien de mieux que des captifs de guerre ciblés telle que les chefs de village, des notables et des interprètes (autrefois formés de force à travers la traite arabo-musulmane du VIIe siècle) ainsi que leurs fils.

Peau noire, ventriloque blanc

C’est ainsi que « l’école des otages » prend tout son sens avec pour commanditaire Louis Faidherbe (1818 – 1889), un militaire devenu homme politique de la France et est choisi comme administrateur colonial et principalement du Sénégal. Le management est très compliqué pour Louis, la population est dur à contraindre, l’école est alors restructurée par arrêté du 5 mars 1861 : « pour y élever des fils ou parents de chefs du pays désignés par le gouverneur et des jeunes gens qui paraîtront assez intelligents pour devenir des interprètes.» Elle est installée dans « l’hôtel du gouvernement ». Vous l’aurez compris la France veut créer une élite africaine éduquée servant d’interface à la population ; Saint-Louis étant la ville d’expérimentation.

Et même si l’école voit naitre un certain Yoro Diaw (1847 – 1919), issu de l’aristocratie du Waalo, qui est un excellent élève devenu interprète et célèbre chroniqueur, pionnier de l’historiographie sénégalaise, un pur produit de l’acculturation des nouvelles élites (il fournit à l’administration coloniale un grand nombre d’informations sur l’histoire, la société et l’organisation politique des Wolofs du Waalo et du Cayor et participe à plusieurs expéditions militaires au Djolof et au Waalo), le projet échoue, l’école ferme en 1872 faute de budget mais ouvre à nouveau en mars 1892 sous le nom de « Collège des fils de chefs et d’interprètes ». c’est plus jolie ! Non ? En tout cas moins explicite.

Le colonel Joseph Gallieni (1849 – 1916) parcourant la même carrière militaire et politique que son prédécesseur sera plus brutal et sanguinaire. Il créer lui aussi une école à Kita (Mali) en 1884 qui fut un succés mais la langue et la communication le ralentit énormément. Il a donc l’idée d’inculquer le français à chaque poste par un sous officier dans toutes les colonies et se chargera d’être administrateur colonial au Soudan français (l’actuel Mali). En 1888, quatre école verrons le jour : à Kayes, Bamako, Koundou et Bafoulabé. Son plus célèbre élève a été Wangrin (de l’école de Kayes), ce personnage qui a inspiré le célèbre roman biographique d’Amadou Hampaté Ba :  » L’étrange destin de Wangrin «  ou  » les roueries d’un interprète africain « .

Les règles deviennent plus stricte, il est interdit de parler dans sa langue maternel, les écoles s’élargissent et sont sectorisés :

  • Ecole de cercle (intelligentsia)
  • Ecole de professionnelle (manuel)
  • Ecole des missionnaires (propagande religieuse chrétienne).

Les écoles veillaient à l’assimilation des normes européennes, les livres étaient français, ainsi la culture pré-colonial est mise de coté. Une fois diplômé, les élèves ne se soucient plus de leur culture. On les appelles les « assimilés » ou les « évolués » ou alors « Citoyens français ! »

Malgré le succès de cette assimilation culturelle forcé, l’empire ne cesse de s’étendre et le colon reste gourmand et assoiffé. Les écoles ne produisent pas assez d’interprètes alors l’élite françaises va créer une fédération de plusieurs colonies françaises d’Afrique de l’Ouest entre 1895 et 1958. (L’Afrique-Occidentale française) durant laquelle plusieurs espace de formation express verront le jour pour accompagner l’armée française : « l’école William-Ponty » du franc-macon Amédée William Merlaud- Ponty (1866 – 1915), la fonde sur le sol expérimental sénégalais toujours à Saint Louis en 1903 pour devenir « l’Ecole normale fédérale de l’Afrique de l’Ouest ». C’est ici que seront formés les « pontins » (élèves) tels que Félix Houphouët-Boigny, Modibo Keïta ou, Mamadou Dia. C’est l’une des raisons pour lesquels on retrouve au sein des différents gouvernement en Afrique, des dirigeants composé d’une peau noire et d’un ventriloque blanc automatisé.

En 1909 les « Collèges de fils de chef » ayant déménagé dans les locaux de la rue Ballay à Saint Louis, on crée l’école de Medersa jusqu’en 1914 (francisation du terme « madrasa » de l’arabe : « ! »#$%&». Paradoxalement, ces écoles franco-arabes avaient pour but de court-circuité le syncrétisme des musulmans noir ayant gardé des principes de la tradition (marabout) qui freiné la bonne aliénation à la culture occidentalo-francaise. Elle voulait ainsi concurrencer l’enseignement islamique et les traditions locales dispensé par les chefs marabouts.

Toutefois, comprenez que ces écoles existent toujours actuellement sous différents noms et continuent de former l’élite africaine actuelle. C’est pour cela que l’une des clefs pour sortir de ce marasme intellectuel il faut crée des écoles afro-centré (i.e. kamitocentré) afin que la jeunesse africaine ne tombe pas dans ce piège. Ces nouvelles écoles diffuseront la véritable histoire caché de l’Afrique, un enseignement qui revalorise l’estime de soi des africain, un recentrage sur nos référents culturels et une préoccupation à nos réelles problèmes géopolitiques. Ils seront un pare-feu aux virus leucodérmique (l’épistémologie eurocentré) et des religions exogène dites révélés. Parce-que cette guerre est cognitif, sans ces nouvelles écoles, la renaissance africaine ne verra jamais le jour !

Vous comprenez l’exigence d’avoir nos écoles afrocentré afin de contrecarrer cette guerre de l’esprit, de retrouver notre identité noire africaine et enfin bâtir pour nous et par nous, notre avenir avec nos plein potentiel KAMIT !

Alors avant que la zombification prennent possession de votre âme, que l’aliénation deviennent un abime insoupçonnable et insurmontable, nous offrons un enseignement périscolaire pour nos enfants, en présentiel sur Paris et sa région aux ATELIERS RACINES mais également pour les parents afin de réaliser la Renaissance Africaine.

Pour toute demande d’information contactez-nous au 06.10.79.33.75 ou par E-mail à : ateliers.racines@afrocentricity-international.fr

Des cours en ligne sont également dispensés aux futurs doctorants à l’Institut KemetMaat en cliquant l’image ci-dessous:

Puissent les ancêtres et les divinités convergent dans notre lutte pour le rétablissement de l’équilibre, la justice et le bien être de notre peuple.

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