Début XXe siècle, les africains américains subissent une ségrégation raciale, de violences policières, et une exclusion économique flagrante.
En Europe, notamment en France, le racisme structurel et institutionnel se fait ressentir. Il est également marqué par l’invisibilisation des Noirs (largement dénoncé par Frantz Fanon dans son livre « Peau noire, masque blanc » sorti en 1952) et une forte exploitation économique avec l’arrivée massive d’africain venu des Antilles et d’Afrique pour reconstruire l’Europe d’après-guerre.
En Afrique, la colonisation bat son plein (pillage, razzia, massacre, domination, génocide, corruption, ingérence, assassinat) les peuples réclament souveraineté, contrôle des ressources, et dignité culturelle.
Les années 1960 marquent une forme de révolution du peuple Noir, une volonté de crée un espace d’expression, de créativité, de s’affirmer. C’est le passage de la soumission imposée à la revendication consciente de la liberté, de la dignité et de l’autodétermination, partout dans le monde.
Des groupes indépendantistes antillais se forment (GONG en 1963), des émeutes ont lieu en mai 1967 en Guadeloupe, en mars 1961 en Martinique. La France répondra par la création du Bumidom pour diviser, déporter et atténuer les tensions. Une ruse de l’empire colonial (en réalité, pour une exploitation économique bon marché).
C’est l’année de l’Afrique ! 17 pays africains obtiennent leur indépendance (Nigeria, Sénégal, Congo, …) influencé par les écrits de Nkrumah (Le consciencisme – 1964), de Fanon (Les damnés de la terre – 1961) ou Cheikh Anta Diop (Nations, Nègres et culture – 1954). Plus tard certains analystes qualifieront ces évènements comme de fausses indépendances pour désamorcer les révoltes, et comme la venue d’un néocolonialisme.
Les luttes se connectent entre elle (Afrique, Caraïbes, Etats-Unis, Europe) avec la continuité des Congrès panafricain et la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963. Tous les penseurs, intellectuelles, politiciens du monde noir se rencontrent.
On observe ainsi en Europe des mouvements révolutionnaires Noirs sous influence directe des luttes afro-américaine et africaine, avec le prolongement du mouvement « Négritude » déjà amorcé quelques années auparavant.
C’est l’émergence du « Black Power mouvement » qui se développe en réaction à la philosophie assimilationniste prôné par le « Mouvement pour les Droits Civiques ». Il lui est reproché de n’offrir aucun programme culturel autre que l’intégration dans la Culture Blanche dominante. Il donnait, certes, une dignité à l’Être Noir, un respect et une liberté de ses Droits mais en échange d’une aliénation identitaire, d’un effacement de soi.
Ainsi la philosophie intégrationniste du « Mouvement pour les Droits Civiques » prôné par MLK était incompatible avec l’expression culturelle Noire africaine.
Finalement, les problèmes auxquels les africains devaient faire face aux Etats-Unis n’étaient pas si différents de ceux rencontrés par les autres africains de la diaspora, à savoir, entre autres, notre capacité à nous définir de façon positive tout en rejetant l’assimilationnisme et ses présupposés racistes.
C’est dans ce contexte que Ronald McKinley, qui prit le nom de Maulena Karenga rejoint le mouvement Black Power avec la rencontre de Malcom X qui influencera ses idées. Il fonde l’organisation « Us » en partenariat avec les « Black Studies » en 1965, la même année que la mort de Malcom x, dans lequel on forme les membres Noirs à l’autodétermination comme une solution aux problèmes raciaux aux Etats-Unis et partout dans le monde.
Dans cette structure, Il développe une philosophie nommé la « KAWAIDA » qui se veut en adéquation avec les pensées et pratiques africaines. Du terme swahili pour dire : « la coutume ».
Nous vivons une « crise de la Culture » affirme Karenga, « il nous faut la rétablir et nous reconnecter à nos racines africaine », « il faut vivre notre culture, la mettre en pratique » !
La kawaida va ainsi définir la « Culture » comme le « synonyme de toutes les pensées et actions d’un peuple ou d’une société donnée en mettant l’accent sur l’aspect idéologique et donc sur la vision qui guide la pratique sociale ».
Cette philosophie accouche donc de sept domaines de base de la culture à savoir :
On retrouvera ses principes dans la première célébration de Kwanzaa, qui a lieu en Californie le 26 décembre 1966 créer par Maulena Karenga, à travers les Nguzo Saba. Chaque principe sont fêtés chaque jour à part entière, entre le 26 décembre et le 1er janvier de l’année suivante.
Karenga va également codifier la pratique de notre fête avec des symboles fondamentaux en lié avec la culture Africaine.
D’autres symboles et références en lien avec Kama comme la langue Sawhili, les symboles Adinkra, Yoruba, Bushongo, peuple Akan sont à découvrir en détail et profondeur ci-dessous dans le livre « KWANZAA » édité par Afrocentricity international écrit par notre Per Aat Ama Mazama expliquant l’histoire de notre fête africaine venu des Etats-Unis.
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Le terme Kwanza vient du Kisawahli, langue panafricaine signifiant « premier » en correspondance aux premiers fruits récoltés en Égypte Antique ou en Nubie et plus généralement en Afrique lors des festivals et autres cérémonies. On retrouve ce mot dans l’expression « Matunda ya Kwanza » lorsque les membres d’une communauté donnée se rassemblent pour fêter une bonne récolte et un travail élaboré ensemble.
Lors du premier KWANZAA en 1966, la lettre « A » a été ajouté en fin de mot pour le faire correspondre aux septièmes enfants qui voulaient organiser un programme dans lequel chacun représentait une lettre particulière.
La culture c’est l’ensemble des trait distinctif, spirituel, artistique, philosophique matériel et intellectuel englobant tradition et croyance que caractérise un groupe, une communauté, une société, un pays, une nation ou un peuple A L’ETAT ORIGINEL !! (Sans corruption, sans razzia, sans génocide, sans Remplacement).
Car il doit être la volonté, de ce peuple dans un contexte libre, sans contrainte, sans violence ou chantage, exempt de vice)
Le travail de Ama Mazama et Molefi Kete Asante l’a déjà prouvé ! le congolais n’est pas diffèrent de l’Haïtien ou du camerounais. Le Brasilien n’est pas si diffèrent du ghanéen que du Kenyan. Le Burkinabè n’est pas diffèrent du Comorien, ni du Malgache.
En étudiant nos racines, on s’aperçoit bien que nous sommes UN peuple, dans son entièreté. La RACE Noire !
Il s’agit de raviver nos traditions originelles perdues, volées ou oubliées. C’est un combat contre l’effacement de notre identité, de qui nous sommes. C’est pour cela que l’on parle de « Renaissance Africaine ».
Kwanzaa a été créé dans l’unique but de se reconnecter aux ancêtres, à sa terre mère, aux énergies divines, à ses traditions, à ce que nous sommes, notre for intérieur, ce « moi » profond. Notre identité !
L’AFRIQUE NOIRE
KAMA
Kwanzaa est aujourdhui fêter partout dans le monde
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